Peurs et Terreurs: l'Horreur

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Créatures légendaires : Basilic, mythologie grecque
Posté par Terreurs le 27/10/2009 15:38:19 (121 lectures)
Créatures légendaires

Basilic, mythologie grecque

Le basilic est un reptile fabuleux mentionné dès l'antiquité greco-romaine comme étant un petit serpent au venin et au regard mortel. Durant le Moyen Âge, il fut plus souvent décrit comme un mélange de coq et de serpent et fut l'objet d'importantes superstitions, tant sur ses origines que sur ses pouvoirs d'empoisonnement et de pétrification. Le basilic apparut dans de nombreux bestiaires et des encyclopédies avant de devenir, à l'époque moderne, une créature du bestiaire de nombreux jeux de rôle.

Étymologie

Le nom de « basilic » est issu du grec ancien βασιλίσκος / basilískos, diminutif de βασιλεύς / basileús en latin, qui signifie « roi » ou « petit roi » Selon Édouard Brasey, le basilic était considéré comme le roi des serpents, d'où ce nom. Les romains le nommaient « sang de Saturne ». Dans des textes en vieux français, on trouve le terme de basilicoq.

Légende

Antiquité gréco-romaine

Le basilic est censé être né, comme la plupart des serpents mentionnés par la mythologie grecque, du sang qui coula de la tête tranchée de la gorgone Méduse alors que Persée volait en la tenant dans sa main. Les noms des serpents qui naquirent de ce sang ne sont pas précisés.

Aristote (IVe siècle av. J.-C.) aurait mentionné le pouvoir de pétrification du basilic : « il est vrai que si le basilic peut nous donner la mort, nous pouvons lui rendre la pareille en lui présentant la surface polie d'un miroir : les vapeurs empoisonnées qu'il lance de ses yeux iront frapper la glace, et, par réflexion, lui renverront la mort qu'il voudra donner » et Alexandre le Grand aurait fait forger un bouclier poli comme un miroir afin de se protéger des basilics lorsqu'il était en route pour conquérir les Indes.

Selon le poète grec Nicandre de Colophon (IIe siècle av. J.-C.), il s'agit d'un serpent de petite taille, au corps brillant. Pline l'Ancien mentionne le basilic comme un serpent portant une tâche claire en forme de couronne sur la tête, dont le regard brise les pierres et brûle l'herbe.

Dans la tradition antique, le venin du basilic est réputé mortel et sans antidote. Les Romains attribuaient au basilic des propriétés médicinales pour guérir les maladies et les envoutements.

Dans sa Pharsale, Lucain décrit le basilic comme le roi des serpents africains :

« Nous allons chercher ces reptiles de Libye pour nos morts raffinées ; l'aspic est un objet de commerce ! L'hoemorrhoïs, autre serpent qui ne laisse pas aux malheureux une goutte de leur sang, déroule ses anneaux écailleux. Puis, c'est le chersydre destiné aux plaines des Syrtes perfides, et le chélydre qui laisse une trace fumante, et le cenchris qui glisse toujours tout droit et dont le ventre est tacheté comme l'ophite thébain, l'hammodyie, dont la couleur ressemble, à s'y méprendre, à celle du sable, et le céraste vagabond et tortueux, et le scytale, qui seul, durant les frimas épars, s'apprête à jeter sa dépouille, et la brûlante dipsade, et le terrible amphisboene aux deux têtes, et le natrix, fléau des ondes, et le jaculus ailé, et le paréos dont la queue marque sa route, et l'avide prester, qui ouvre sa gueule écumante et béante, et le seps venimeux, qui dissout les chairs et les os, et celui dont le sifflement fait trembler toutes ces bêtes terribles, celui qui tue avant de mordre, le basilic, terreur des autres serpents, roi des déserts poudreux. »

— Lucain, Pharsale, livre IX

La vulgate latine, traduction de la Bible, mentionne aussi le basilic, mais il s'agit d'une mauvaise traduction de l'hébreux Tsépha. La présence du basilic dans la Bible força les encyclopédistes chrétiens à trouver une explication plus rationnelle à l'existence du basilic que celle fournie par la pharsale de Lucain.

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Créatures légendaires : Barghest, folklore du nord de l'Angleterre
Posté par Terreurs le 27/10/2009 15:26:38 (96 lectures)
Créatures légendaires

Barghest, folklore du nord de l'Angleterre

Le Barghest, Bargtjest, Bo-guest ou Bargest est le nom donné dans le nord de l'Angleterre, en particulier dans le Yorkshire, à de légendaires chiens noirs monstrueux dotés d'énormes dents et de griffes comparables.
L'un d'entre eux apparaîtrait fréquemment d'une gorge calcaire nommé Troller's Gill. Il existe aussi une légende traitant d'un Barghest entrant dans la ville de York de temps en temps pour se jeter sur les voyageurs seuls dans la ville qui arpente les Snickelways. Ce spectre est également censé être apparu dans la ville historique de Whitby, dans le Yorkshire. L'étymologie du mot barghest est contestée. Dans le nord de l'Angleterre, ghost(fantôme) était une fois prononcé guest. On juge donc que le mot vient de burh-ghest: ville-fantôme.. D'autres expliquent que l'allemand Berg-geist (montagne esprit), ou geist Bär (ours esprit), en allusion à sa prétendue apparition à certains moments comme un ours. Une autre dérivation est évoquée «Bier-Geist", "l'esprit de la bière funéraire".

Le Barghest dans la culture populaire

Beaucoup d'histoires, peut-être plus particulièrement Le Chien des Baskerville, dont l'apparence fantomatique caractéristique des chiens noirs. Voir le Chien noir (fantôme) pour plus de détails.
Les chiens nommément désignés comme barghests apparaissent dans le texte suivant:

Littérature

  • Dans le roman de Bram Stoker, en arrivant à Whitby à bord du navire Demeter, Dracula prend la forme d'un gros chien sombre et féroce. Le barghest fait partie du folklore de Whitby, et peut fort bien avoir été l'inspiration de Stocker.
  • Également inspiré par cette légende, le barghest apparaît dans le livre pour enfants The Whitby Witches de Robin Jarvis.
  • Dans Les Sorcières de Roald Dahl, la barghest est toujours de sexe masculin.
  • L'éditeur de bande dessinée Barghest Entertainment tire son nom du légendaire démon-chien.

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Créatures légendaires : Banshee, Irlande, Écosse
Posté par Terreurs le 27/10/2009 15:24:08 (118 lectures)
Créatures légendaires

Banshee, Irlande, Écosse

La banshee ou banshie est un être légendaire, issu du folklore irlandais et écossais, et que l'on retrouve dans le folklore breton, voire celui du Pays de Galles.

Ses hurlements (appelés keening) annonceraient une mort prochaine.

Étymologie

Banshee est le terme anglais dérivé du gaélique Bean Si ou Bean Sidhe (Irlande) ou encore Bean Sith (Écosse) signifiant « femme du Sidh» (le Sidh (également Shide ou Sid) désignant un tertre donnant accès au royaume des morts chez les Celtes). Il existe d’autres appellations selon les pays, puis selon les régions où l’on trouve ces créatures légendaires :

  • Angleterre: Banshee
  • Irlande : Bean Si, Bean Shide, Bean Chaointe, Badhbh
  • Écosse : Bean Nighe (la laveuse du gué), Bean Sith, Caointeach (la pleureuse).
  • Bretagne : Kannerezed-noz (les lavandières de la nuit).
  • Pays de Galles : Cyhyraeth, Gwrach y Rhibyn.

Apparences

Une banshee peut revêtir plusieurs apparences :

  • Dans le folklore traditionnel irlandais, la banshee était une femme vêtue d'une robe blanche, à la longue chevelure hirsute et au visage très pâle.
  • On la rencontre sous la forme d'une belle jeune fille au visage dévoré par les pleurs au point que ses yeux sont rouges de sang, ou au contraire d'une vieille femme hideuse aux longs et maigres cheveux, vêtue d'une robe verte et d'un manteau gris.

Cri

Le cri de la banshee est le plus horrible qui puisse s'imaginer. Il tient à la fois du hurlement du loup, des appels de l'enfant abandonné, des plaintes de la femme qui accouche, et des cris de l'oie sauvage. Ceux qui l'ont entendu affirment que ce cri réveillerait n'importe qui dormant d'un sommeil profond, qu'il resterait audible au milieu d'une violente tempête et qu'il blanchirait les cheveux de celui qu'il l'entend.

Lorsqu'une banshee émet ce cri, celui qui l'entend sait qu'un membre de sa famille est mort, ou s'apprête à mourir. Il arrive parfois que des banshees se réunissent pour hurler à l'unisson, annonçant l'arrivée d'une grande catastrophe ou le décès d'une personne importante.

Parfois, la banshee se tient près d'un cours d'eau, où elle se lamente en lavant le linceul du futur décédé. C'est notamment le cas des lavandières de nuit bretonnes.

Liens avec certaines vieilles familles

Chaque grande famille irlandaise avait sa propre banshee. Celle-ci suivait la famille si elle déménageait dans un autre pays.

« Une des plus belles superstitions des fictions irlandaises est d'assigner à certaines familles d'une vieille souche et d'un rang distingué, le privilège d'une banshie, ainsi nommée, ou fée domestique, dont l'office est d'apparaître en deuil pour annoncer la mort prochaine d'un membre de cette race.  »

Souvent, la venue d'une banshee associée à une ancienne famille s'accompagne de celle d'un coche noir, conduit par un fantôme sans tête. C'est lui qui est alors chargé de recueillir l'âme du défunt. En janvier 1804, deux soldats du Coldstream Regiment virent passer un tel attelage à Londres. Lorsqu'ils virent une femme sans tête se déplacer le long du Birdcage Walk en coche, ils eurent une frayeur telle qu'ils durent séjourner quelque temps à l'hôpital.

À l'origine, entendre son hurlement signifiait la mort d'un membre de la famille ; plus tard, c'est la personne qui entendait la banshee qui mourait dans un avenir proche. Les clans écossais avaient généralement une banshee pour trois.

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Créatures légendaires : Bannik, mythologie slave
Posté par Terreurs le 27/10/2009 15:18:27 (54 lectures)
Créatures légendaires

Bannik, mythologie slave

 Le Bannik (bania: bain) est l'esprit des bains dans la mythologie slave. Une pièce qui lui y était réservée, et dénue d'images chrétiennes, lui servait de domicile.

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Créatures légendaires : Baku, folklore japonais
Posté par Terreurs le 27/10/2009 15:13:50 (110 lectures)
Créatures légendaires

Baku, folklore japonais

Le Baku (獏 ou 貘) est une créature fantastique japonaise qui se nourrit des rêves et des cauchemars. Elle existe depuis longtemps dans le folklore et l'art japonais, et, plus récemment, apparaissent dans les animes et manga. Durant les dernières années, l'apparence habituelle que l'on donne au baku a changé.

Le terme japonais baku a deux significations, renvoyant à la fois à la créature dévoreuse de rêves traditionnelle et au tapir. En Corée, le terme utilisé est maek (kangul : 맥, hanja : 貊).

Histoire et description

Le baku traditionnel japonais est originaire du folklore chinois et devient familier au Japon dès la période Muromachi (XIVe ‑ XVe siècles). Hori Tadao (2005) a décrit les capacités de consommation de rêves, attribuées au baku traditionnel, et les a comparées aux autres moyen de protection contre les cauchemars tel que l'utilisation d'amulettes. La base de donnée Kaii-Yōkai Denshō[1], cite environ 1957 articles, et Shigeru Mizuki (2004) décrit aussi les aptitudes du baku.

Un manuscrit japonais du début du XVIIe siècle, le Sankai Ibutsu (山海異物), décrit le baku comme une chimère de la mythologie chinoise, avec une trompe d'éléphant, des yeux de rhinocéros, une queue de bœuf, des pattes de tigre, et censé protéger de la pestilence et du mal, quoique les capacités de protection contre les cauchemars n'est pas mentionnée. Cependant, sur une estampe japonaise de 1971, un baku détruisant un cauchemar est dépeint avec une tête, des défenses, et un tronc d'éléphant, des cornes et des griffes de tigre. La tête, les défenses et le tronc de l'éléphant sont caractéristiques du baku illustré par les estampes de l'ère classique japonaise (pre-Meiji) et des sanctuaires, temples et des sculptures netsuke. Durant l'ère Meiji, Lafcadio Hearn (1902), décrit un baku semblable, possédant également les attributs de protection contre les cauchemars.

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